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Dettes
Glossaire des termes usuels sur la Dette
Glossaire des termes choisis * indique les termes utilisés par le Club de Paris ** indique les termes utilisés par l’Initiative PPTE |
| Accords bilatéraux* – accords obtenus au niveau bilatéral entre le pays débiteur et les agences de chacun des pays créanciers participants. Ces accords forment la base légale de la restructuration de la dette exposée dans le Procès-verbal agréé. AID – Association internationale de développement, branche de crédit concessionnel de la Banque mondiale. Amortissement ou échéance – période entre le décaissement d’un prêt et son dernier remboursement, composée du délai de grâce et de la période de remboursement. Analyse de la viabilité de la dette (AVD)** – étude réalisée conjointement par le personnel du FMI et de la Banque mondiale et par le pays débiteur, en consultation avec les créanciers au point de décision. L’éligibilité d’un pays pour l’allégement de la dette PPTE sera déterminée sur la base de l’AVD. Annulation de la dette – annuler le stock de la dette, les arriérés ou les paiements du service de la dette. Également appelée liquidation de la dette. APD – aide publique au développement, qui se compose de prêts concessionnels assortis d’un élément don supérieur à 35 %. Arriérés – montants dus et impayés de capital ou d’intérêts. Pour le Club de Paris, il s’agit de montants impayés qui étaient (ou seront) dus avant le début de la période de consolidation. BIRD – Banque internationale pour la reconstruction et le développement, branche de crédit non-concessionnel de la Banque mondiale. Bons du trésor – titres de créance publics à court terme, qui peuvent être vendus avec une décote par rapport à leur valeur faciale. CAD – Comité d’aide au développement de l’OCDE composé d’un groupe de vingt pays donateurs et de l’Union européenne. Cinquième Dimension – fonds de l’AID pour les pays à faible revenu visant au financement des paiements du service de la dette sur les prêts BIRD moins concessionnels, avec un cofinancement de la part de donateurs bilatéraux. Clause de bonne volonté* – clause du procès-verbal agréé exprimant la volonté des créanciers à envisager un rééchelonnement supplémentaire de la dette, sous réserve de la satisfaction de conditions particulières. Clause « de minimis »* – les créanciers dont la créance totale est inférieure à un montant fixé ne signent pas le Procès-verbal agréé et ne participent pas à l’accord de rééchelonnement. Les créanciers tombant au-dessous du seuil fixé bénéficient de la clause « de minimis » et doivent être réglés conformément au contrat d’origine. Le montant « de minimis » était initialement fixé à 1 million de DTS, mais a été ramené à 0,25 million de DTS dans certains cas. Club de Londres – groupe informel des principales banques commerciales créancières d’un pays, qui se réunissent dans un centre financier, pas nécessairement Londres, pour négocier et convenir d’une restructuration des dettes commerciales, parfois accompagnée de nouveaux fonds, qu’on appelle prêts volontaires. Club de Paris – groupe informel de pays créanciers (généralement des pays de l’OCDE), qui se réunissent à Paris pour négocier des accords de restructuration de la dette avec des pays débiteurs connaissant des problèmes de service de la dette. Compte spécial* – compte ouvert par le débiteur auprès de la banque centrale d’un pays créancier participant aux fins du service de la dette rééchelonnée. Le calendrier des dépôts que doit effectuer le débiteur est précisé dans le procès-verbal agréé. Conditionnalité – principe selon lequel l’accès aux nouveaux prêts ou à la restructuration de la dette n’est disponible que lorsque certains critères sont satisfaits. Conversion/échange de dette – transfert d’un emprunt vers un autre type de passif financier comme une prise de participation ou une dette en devise locale. Coupon – paiements prédéfinis d’intérêts sur des obligations et autres instruments, qui sont généralement versés chaque année ou chaque semestre. Créanciers bilatéraux – gouvernements, banques centrales, agences et agences de crédit à l’exportation, qui prête à un gouvernement débiteur sur une base intergouvernementale. Créanciers multilatéraux – institutions internationales qui prêtent des fonds à des termes concessionnels et/ou non-concessionnels, comme le FMI, la Banque mondiale et les banques régionales de développement. Créanciers publics – prêteurs multilatéraux et bilatéraux. Crédit ou prêt syndiqué – prêt pour lequel il existe de nombreuses banques commerciales créancières ; chaque banque apportant une part du financement, généralement sur la base de l’estimation par la banque du risque que présente le pays. Date butoir* – date avant laquelle les prêts doivent avoir été contractés pour que leur service soit couvert par le rééchelonnement du Club de Paris. Le service de la dette des prêts contractés après la date butoir est exclu du rééchelonnement. Date limite bilatérale* – date avant laquelle tous les accords bilatéraux doivent être conclus, qui est précisée dans le procès-verbal agréé. Décaissement – paiement à l’emprunteur de tout ou partie du montant emprunté aux termes d’un prêt. Décote – prix d’un titre de créance inférieur à sa valeur faciale ou au pair. Délai de grâce – période d’un prêt pendant laquelle aucun remboursement du capital n’est effectué, bien que les intérêts doivent être acquittés. Pour le Club de Paris, il s’agit de la période pendant laquelle seuls les intérêts sont acquittés sur la dette rééchelonnée. Dette à court terme – dette ayant une période d’amortissement inférieure à un an. Dette à moyen et long terme – dette ayant une période d’amortissement d’au moins un an. Dette concessionnelle – prêts et crédits qui sont assortis d’une période d’amortissement de longue durée et/ou de taux d’intérêt inférieurs au marché, tels qu’ils comportent un élément don d’au moins 35 %. Dette engagée et non décaissée – montant des prêts qui ont été contractés, mais dont les fonds n’ont pas encore été décaissés au débiteur et qui ne constituent donc pas une dette du débiteur. Dette non-concessionnelle – dette encourue aux conditions de marché. Dette privée non garantie – emprunts du secteur privé qui n’ont pas été garantis par le gouvernement et ne sont donc pas un passif éventuel du gouvernement. Dette publique et garantie par le gouvernement – emprunts de l’administration centrale, des entreprises publiques, des collectivités locales et du secteur privé qui ont été garantis par le gouvernement. Document de stratégie de réduction de la pauvreté (DSRP) – remplace le Document-cadre de politique économique (DCPE) et est le document exposant les plans du gouvernement en matière de réduction de la pauvreté. Échéances de la période considérée* – paiements de capital et d’intérêts parvenant à échéance pendant la période de consolidation. Élément don – part du prêt ou du crédit qui est considérée comme équivalente à des fonds d’aide. L’élément don est calculé comme (le montant original du prêt moins la valeur actualisée du prêt) divisé par le montant original du prêt, exprimé en pourcentage. Encours de la dette décaissée – le passif du stock de la dette à un moment donné. Il s’agit des fonds prêtés qui ont été décaissés au débiteur ; ils peuvent différer du montant contracté. FASR – Facilité d'ajustement structurel renforcée – fonds du FMI offrant un financement concessionnel aux pays à faible revenu pour le soutien de programmes macroéconomiques et d’ajustement structurel. Fenêtre budgétaire** - ratio de la valeur actualisée de la dette sur les recettes budgétaires, qui est l’un des critères d’éligibilité pour l’Initiative PPTE. Deux critères subsidiaires servent à déterminer l’éligibilité en fonction de cette condition : le critère d’ouverture qui est un ratio des exportations sur le PIB dépassant 30 % et le critère des recettes qui est un ratio des recettes budgétaires sur le PIB atteignant au moins 15 %. FMI – Fonds monétaire international. Fonds fiduciaire PPTE** - le Fonds sera un véhicule permettant d’offrir un allégement de la dette aux pays PPTE éligibles. Il sera géré par l’AID et recevra des contributions de la part des créanciers multilatéraux et bilatéraux participants. La structure du Fonds permettra aux créanciers multilatéraux de participer de manières conformes à leurs politiques financières. G7 – Groupe de sept pays industriels : Canada, France, Allemagne, Italie, Japon, États-Unis et Royaume-Uni. Le G8 inclut la Fédération de Russie. Initiative PPTE – cadre adopté par la Banque mondiale et le FMI en 1996 pour régler les problèmes de dette extérieure des pays pauvres très endettés, qui a pour objectif d’apporter un allégement global de la dette suffisant pour parvenir à la viabilité de la dette. Instruments indiciels – obligations assorties de paiements liés à un indice comme l’indice des prix à la consommation. Les instruments liés au taux de change sont similaires, assortis de paiements liés au taux de change. Intérêts de retard – intérêts cumulés sur le capital et les arriérés d’intérêts. Intérêts moratoires* – intérêts facturés sur les montants différés ou rééchelonnés aux termes de l’accord. Ils sont précisés dans l’accord bilatéral. Libor – London interbank offered rate, taux interbancaire offert à Londres. Il s’agit de l’un des principaux taux de crédit international lié au marché. C’est le taux auquel les banques internationales se prêtent mutuellement des dollars américains. Liquidité – degré de facilité avec lequel un actif peut être converti en numéraire sans subir de perte de valeur pour réaliser une vente rapide. Marché primaire – marché des nouvelles émissions de titres. Marché secondaire – marché sur lequel a lieu la négociation d’une créance ou d’un autre type de dette ou d’actif, par exemple, le marché boursier. Obligation – titre de créance qui promet le paiement d’intérêts sous une forme ou une autre. Obligation à coupon zéro – obligation sur laquelle aucun intérêt n’est versé. Elle se vend avec une décote par rapport à la valeur faciale et l’appréciation du prix produit le rendement. Obligations ou actions au porteur – il n’existe aucun registre des propriétaires des titres, c’est donc la possession physique du certificat d’obligation ou d’action qui constitue la preuve primaire de la propriété. Opérations d’open-market (OOM) – vente et achat au public de titres de créances d’un gouvernement pour contrôler le niveau de la masse monétaire. Lorsque le gouvernement vend ses titres de créance au public, cela réduit la masse monétaire car les gens détiennent moins d’argent. Si le gouvernement rachète ses propres titres de créance, cela augmente la masse monétaire que détient le public. Opération de stock de la dette* – rééchelonnement du stock de la dette impayée éligible, par opposition au rééchelonnement de flux. Le traitement du stock de la dette par le Club de Paris n’est appliqué qu’aux pays PPTE. Pays participants* – représentants des gouvernements créanciers signant le procès-verbal agréé du Club de Paris qui définit les termes du rééchelonnement. Pays pauvres très endettés (PPTE) – groupe de 41 pays, dont 32 pays qui, en 1993, affichaient un PIB par habitant de 695 USD ou moins et un ratio de la valeur actualisée de la dette sur les exportations supérieur à 220 % ou un ratio de la valeur actualisée de la dette sur le PIB supérieur à 80 %. Inclut aussi 9 pays qui ont reçu un rééchelonnement concessionnel de la part des créanciers membres du Club de Paris (ou qui sont potentiellement éligibles pour un tel rééchelonnement). Les pays doivent aussi avoir entrepris des programmes d’ajustement soutenus par le FMI et la Banque mondiale. Période de consolidation* – période pendant laquelle parviennent à échéance les paiements du service de la dette qui doivent être consolidés ou rééchelonnés selon les conditions applicables aux échéances de la période considérée. Le début de la période de consolidation peut précéder ou suivre la date du Procès-verbal agréé. La fin de la période de consolidation coïncide généralement avec la fin de l’accord avec le FMI. Certains accords pluriannuels du Club de Paris sont mis en œuvre en étapes afin de correspondre aux programmes successifs du FMI. Plan Brady – approche adoptée à la fin des années 1980, visant à restructurer les dettes envers les banques commerciales, qui insiste sur les opérations volontaires de réduction de la dette basée sur le marché et du service de la dette. Point d’achèvement** – point auquel un pays reçoit un allégement de la dette supplémentaire suffisant pour l’aider à atteindre un niveau d’endettement viable, après la mise en œuvre d’une série de réformes structurelles prédéfinies, et sous réserve que le pays soit resté conforme aux programmes d’ajustement éventuels soutenus par le FMI et la Banque mondiale. Point de décision** – point dans le temps auquel l’éligibilité d’un pays pour l’Initiative PPTE est déterminée et le montant d’allégement de la dette engagé aux termes de l’Initiative PPTE est calculé, sur le fondement de l’AVD. À titre de condition préalable, un pays doit avoir présenter des antécédents de bonne performance pendant trois ans aux termes des programmes d’ajustement soutenus par le FMI et la Banque mondiale. Procès-verbal agréé* – document concis du Club de Paris signé par le débiteur, les créanciers participants et le président à la fin de la réunion du Club de Paris. Le Procès-verbal agréé précise les termes de consolidation et/ou de rééchelonnement que les créanciers participants s’engagent à recommander à leurs gouvernements respectifs. Comme ces recommandations ont toujours été adoptées par les gouvernements des pays créanciers, on peut considérer le Procès-verbal agréé, à toutes fins pratiques, comme les termes de l’accord multilatéral entre le débiteur et les créanciers participants. Le procès-verbal agréé laisse de côté plusieurs questions, comme le taux d’intérêt applicable, qui devront être réglées par des négociations bilatérales. Rachat de la dette – rachat de dette, moyennant généralement une décote par rapport à sa valeur nominale. Rééchelonnement de la dette – modifier (notamment par report) le calendrier de paiement du service futur de la dette et/ou des arriérés, des intérêts étant généralement perçus sur les montants rééchelonnés. L’effet est de capitaliser les paiements d’intérêts (c’est-à-dire que les paiements d’intérêts sont intégrés dans le montant du prêt), ce que l’on appelle prêt involontaire. Rééchelonnement des flux* – rééchelonnement du service de la dette précisé parvenant à échéance pendant la période de consolidation. Associée au rééchelonnement, dans certains cas, du stock d’arriérés précisés impayés au début de la période de consolidation, cette approche est celle qu’utilisaient la plupart des rééchelonnements du Club de Paris jusqu’à l’adoption des Termes de Naples. Refinancement de la dette – conclusion d’un nouveau prêt moins cher pour rembourser un prêt ou le rembourser de manière anticipée. Rendement – sur une obligation ou un instrument négociable, offre une mesure du retour anticipé compte tenu du prix de marché actuel de l’instrument, du taux d’intérêt ou du coupon et du nombre d’années restant avant l’échéance. Restructuration de la dette – modifier le stock existant de la dette, les arriérés ou les paiements du service de la dette par annulation, rééchelonnement, rachat, conversion ou autre. Risque de liquidité – part du rendement total d’un actif qui doit être abandonnée pour réaliser une vente rapide. Risque de portefeuille – pour les titres de créance, les principaux risques sont les variations des taux d’intérêt et des taux de change. L’objectif de l’analyse de portefeuille est de parvenir à un ensemble de prêts qui minimise le coût du service de la dette et les risques associés aux fluctuations des taux d’intérêt et des taux de change. Risque de reconduction – part du taux d’intérêt ou de la décote des bons du Trésor qui est associée au coût de la ré-émission permanente du capital des bons. Risque moral – risque qu’une action politique donnée encourage en pratique les acteurs de l’économie à agir de manière à rendre la politique elle-même inefficace ou contre-productive. Service de la dette – somme des remboursements de capital, des paiements d’intérêts et des autres charges. Surendettement – fait référence au lourd fardeau du stock de la dette par rapport à la capacité de remboursement du débiteur telle que mesurée par le PIB, les exportations ou les recettes budgétaires. Taux d’intérêt effectif – coût moyen d’emprunt d’un portefeuille de dette ou d’un sous-ensemble de prêts. Taux TICR – taux d’intérêt commerciaux de référence (TICR) convenus par l’OCDE pour les crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien officiel des pays de l’OCDE. Taux d’utilisation d’un prêt – part du montant du prêt conclu qui a été décaissée, calculée comme les décaissements à ce jour / montant du prêt conclu. Termes de Cologne* - Termes de rééchelonnement de la dette du Club de Paris convenus en juin 1999, pour remplacer les Termes de Lyon, pour les pays éligibles pour PPTE. Ils offrent une réduction de la dette de 90 %. Termes de Houston* - termes de rééchelonnement du Club de Paris, applicables depuis septembre 1990 aux pays à revenu moyen, qui n’offrent aucun élément de réduction de la dette. Termes de Londres (ou Termes de Toronto renforcés)* - termes de rééchelonnement de la dette du Club de Paris, introduits en 1991 pour remplacer les Termes de Toronto, destinés aux pays à faible revenu et offrant 50 % de réduction de la dette. Termes de Lyon* - termes de rééchelonnement de la dette du Club de Paris, introduits en 1998 pour les pays PPTE qui avaient reçu un allégement selon les Termes de Naples, offrant 80 % de réduction de la dette. Termes de Naples* - termes de rééchelonnement de la dette du Club de Paris, introduits en décembre 1994 pour remplacer les Termes de Londres et offrant 67 % de réduction de la dette. Ces termes sont applicables aux pays à faible revenu, non éligibles pour l’Initiative PPTE. Termes de Toronto* - termes de rééchelonnement de la dette du Club de Paris, introduits en 1998, destinés aux pays à faible revenu et offrant 33 % de réduction de la dette. Traitement renforcé* – termes introduits en décembre 1991 en tant que « Traitement concessionnel renforcé de la dette des pays les plus pauvres et les plus endettés », qui remplacent les Termes de Toronto introduits mi-1988. Valeur actualisée de la dette (VA), parfois appelée valeur actualisée nette (VAN) – fardeau de la dette au coût d’aujourd’hui, c’est-à-dire paiements projetés du service de la dette actualisés à l’aide du taux d’intérêt commercial de référence propre à la devise (TICR) convenu par l’OCDE pour les crédits à exportation garantis par le gouvernement des pays de l’OCDE ou, pour les devises hors G7, le TICR USD. Valeur faciale ou au pair – valeur nominale d’un titre de créance. Viabilité de la dette (pour l’Initiative PPTE) ** – situation d’un pays dans laquelle le ratio de la valeur actualisée de la dette (publique et garantie par le gouvernement) sur les exportations de biens et services non facteurs de production est inférieur à 150 % ou le ratio de la valeur actualisée de la dette sur les recettes budgétaires est inférieur à 250 %. Pour être éligible en fonction du second critère, un pays doit atteindre deux autres seuils : le critère d’ouverture d’un ratio des exportations sur le PIB d’au moins 30 % et le seuil de recettes d’un ratio des recettes budgétaires sur le PIB d’au moins 15 %. |
Annexe Dette
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